Présentation des conférenciers / Conférences plénières

CONFÉRENCES PLÉNIÈRES des 17 et 18 mai 2017

AXE 1 : PLENIERES sur les MEDIATIONS INTERNATIONALES – conférenciers

Plénière 1 : La médiation, un outil de résolution des conflits sociopolitiques ?

Marie-Joëlle Zahar (Canada)            images

United Nations Mediation: Time for a Change ?

Marie-Joëlle Zahar est professeure titulaire au Département de science politique, directrice du Réseau des Opérations de Paix et chercheure au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal. De mars 2013 à août 2015, elle a été détachée auprès du Département des affaires politiques aux Nations Unies à titre d’experte sénior sur les questions de partage de pouvoir et membre de l’équipe de réserve d’experts en médiation. Ses intérêts de recherche portent sur les guerres civiles et la résolution des conflits. Elle est auteure ou co-auteure de plus de 70 publications scientifiques.

Titulaire d’un doctorat en science politique de l’Université McGill, Mme Zahar a été professeure invitée à l’Université Lyon 2 et à l’Institut d’études politiques de Lyon. Elle a également été chercheure invitée au Centre pour la sécurité et la coopération internationales de l’Université Stanford, ainsi qu’au Centre d’études du monde arabe moderne (CEMAM) à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (Liban) et chercheure post-doctorale CRSH au Centre Munk pour les études internationales (Université de Toronto).

Anciennement consultante auprès du Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (BCAH/OCHA) et professeure associée au Centre Pearson pour le maintien de la paix, Marie-Joëlle Zahar a siégé sur le comité directeur de l’Association canadienne de science politique et sur le comité exécutif du Consortium canadien pour la sécurité humaine. Depuis 2006, elle œuvre à titre de consultante auprès de divers organismes et gouvernements dans des situations post-conflit notamment en Irak et au Soudan.

 

Wiliam Zartman (Etats-Unis) 

What if they won’t negociate ?

Professeur émérite détenteur de la Chaire Jacob Blaustein des organisations internationales et résolution des conflits à la School Advanced International Studies (SAIS); membre du comité de pilotage du programme de Processus de négociation internationale (PIN) à Clingendael (Hollande).

Ancien directeur des programmes de gestion des conflits et d’études africaines à la SAIS ; a été consultant auprès du Département d’État des États-Unis; Président de l’Institut de la légation américaine de Tanger pour les études marocaines pendant 27 ans; ancien président de la Middle East Studies Association et de l’American Institute for Maghrib Studies; membre du Conseil consultatif académique international sur l’Initiative de médiation du Département des affaires politiques de l’ONU et président fondateur du conseil d’administration de l’Institut international pour la paix et la sécurité (IPSI). Il a reçu son doctorat de l’Université de Yale et un doctorat honorifique de l’Université catholique de Louvain. Récipiendaire d’un prix à vie de l’Association internationale pour la gestion des conflits, du Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale (CIGI) et de la Section de la paix de l’Association internationale d’études (ISA).

Auteur et éditeur de livres tels que Preventing Deadly Conflict (2015);Arab Spring Negotiating in the Shadow of the Intifadat  (2015); The Global Power of Talk (2012, avec Fen Osler Hampson)), Negotiation and Conflict Management; Essays on Theory and Practice (2010); International Cooperation: The Extents and Limits of Multilateralism (2010); Engaging Extremists: States and Terrorists Negotiating Ends and Means (2010); Negotiating with Terrorists (2006); Cowardly Lions: Missed Opportunities to Prevent Deadly Conflict and State Collapse (2005); Rethinking the Economics of War: The Intersection of Need, Creed and Greed  (2005); Escalation and Negotiation in International Conflict (2005); et Ripe for Resolution (1989).

 

John Packer  (Canada) 

Réflexions sur l’évolution du cadre normatif pour la médiation de paix internationale ; implication pour les « transitions ».

John Packer est Directeur du Centre de recherche et d’enseignement sur les droits de la personne et professeur associé à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa. Auparavant, il a enseigné à l’École Fletcher de droit et de diplomatie à l’Université Tufts (États-Unis) et à l’Université d’Essex (Royaume-Uni), a été chercheur-boursier à l’Université de Cambridge et de Harvard. Il a été professeur invité dans diverses institutions professionnelles et académiques dans le monde entier. Durant sa carrière, il a occupé des fonctions intergouvernementales pendant une vingtaine d’années dans diverses instances internationales (UNHCR, ILO, OHCHR, UNDPA, OSCE). Il a été conseiller auprès d’organisations régionales et inter-gouvernementales, de gouvernements, de communautés et d’acteurs dans plus d’une cinquantaine de pays. Le cœur de sa recherche et de sa pratique se trouve à l’intersection des droits de l’homme (incluant les droits des minorités) et de la sécurité, en particulier la prévention des conflits, la diplomatie, la médiation internationale, les accords transitionnels et les développements institutionnels aux niveaux local et multilatéral. Il est l’auteur de nombreuses publications, siège sur de nombreux comités éditoriaux de revues scientifiques et de revues d’organisations non gouvernementales. Il est membre du comité conseil du Shared Societies Project du Club de Madrid qui regroupe une centaine d’anciens chefs d’État et de gouvernement de pays démocratiques.

 

Plénière 2 : Réconciliation et peuples autochtones

foto-ricardo-salasRicardo Salas Astrain (Chili) 

Conflits interethniques et réconciliation au pays Mapuche. Pratiques de médiation de justice interculturelle

Ricardo Salas Astrain, Ph.D. est directeur du Centre de recherche pour les études interethniques et interculturelles (NEII-UCT) et chercheur CONICYT (Chili). Ses travaux de recherche philosophique se concentrent sur des questions liées à des conflits interethniques et interculturelles, à la reconnaissance et à la médiation culturelle en particulier sur les conditions posées par une politique de reconnaissance liée à des contextes culturels asymétriques. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Lo Sagrado y lo Humano (Santiago, 1996),  Ética Intercultural, (Santiago, 2003 y Quito, 2006) y Éticas convergentes en la encrucijada de la postmodernidad. (2011), Pensamiento Crítico Latinoamericano. Conceptos fundamentales, Santiago, 2005, 3 tomos. Il a publié récemment conjointement avec F. Le Bonniec Les mapuches à La Mode, Paris, Editions l’Harmattan, 2015, et avec G. Sauerwald La cuestión del Reconocimiento en América Latina, Münster, Lit-Verlag, 2016).

image002Raphael Mapou (Nouvelle-Calédonie ) 

Le processus de décolonisation de l’accord de Nouméa, une politique de réconciliation entre assimilation et autodétermination autochtone

Raphaël Mapou est diplômé depuis 2012 en Droit Public de l’Université UPVD de Perpignan en France . Il est en cours de rédaction d’une thèse de doctorat  portant sur le thème de l’« approche dialectique du système de pluralisme juridique en Nouvelle Calédonie ». Ancien responsable politique indépendantiste, il s’est investi depuis 2002 dans le combat autochtone sur le plan environnementaliste et de défense des droits patrimoniaux. Depuis 2004, il est conseiller stratégique et technique au Sénat Coutumier, institution représentant les chefferies kanak, crée par l’Accord de Nouméa en 1998 dont l’objet est d’organiser le processus de décolonisation de la « Kanaky – Nouvelle Calédonie. Dans ses fonctions, R. Mapou a coordonné  le travail de définition des principes et du système des valeurs de la civilisation  kanak. Suite à la consultation des 360 chefferies autochtones et des Institutions coutumières qui comprennent les 8 pays coutumiers de la Nouvelle-Calédonie, le dit  travail a abouti à l’adoption et à la proclamation le 26 avril 2014, par l’assemblée du peuple kanak de la CHARTE DU PEUPLE KANAK. Au cours de sa vie politique et de sa vie professionnelle, R. Mapou a eu à instruire et conduire des médiations de conciliation et de résolution des conflits coutumiers ainsi que des conflits à caractère plus politique et environnementale.

 

Pierrot Ross-Tremblay (Canada)

L’épreuve de la vérité : les premiers peuples, le Canada et la réconciliation

Dr. Pierrot Ross-Tremblay est directeur du département de sociologie et professeur à l’Université Laurentienne à Sudbury, au Canada. Il est détenteur d’un doctorat de l’Université d’Essex en Grande-Bretagne. Ses recherches en sociologie de la mémoire ont porté sur le phénomène de l’oubli culturel, de ses déterminants et les pratiques mnémoniques (rapport au passé) au sein de son groupe d’origine (Essipiunnuat). Il possède une maîtrise en étude de conflits de l’Université d’Ottawa et un baccalauréat en droit de l’Université Laval. Il est co-chercheur et responsable du groupe de recherche portant sur la tradition juridique innue au sein du projet international financé par le CRSH État et cultures juridiques autochtone : un droit en quête de légitimité. Ses recherches actuelles portent principalement sur l’amnésie subjective, les politiques de l’oubli et leurs conséquences intergénérationnelles suivant l’expérience de traumatisme, l’utilisation du récit de vie comme stratégie de revitalisation culturelle et les alternatives non-violentes et endogènes au régime actuel destiné aux Premiers peuples au Canada. Il possède une longue expertise en matière de design institutionnel, de diplomatie, de gestion des conflits et la résolution de problèmes complexes et de processus de négociations impliquant les Premières peuples. Il a participé à plusieurs initiatives cinématographiques en tant qu’expert en matière de relations contemporaines entre les Premiers peuples et francophones au Canada. Son livre intitulé Thou Shalt Forget: Indigenous Sovereignty, Resistance and the Production of Cultural Oblivion in Canada sera bientôt publié dans la série Critical Human Rights Series au Human Rights Consortium, Institute of Commonwealth Studies.

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AXE 2 : PLENIERES sur les MEDIATIONS INTERPERSONNELLES, conférenciers

Plénière 3 : l’institutionnalisation des médiations

Daniela Gaddi (Espagne) fiche-gaddi-d

One last chance to make it real. Institutionalisation, juridicisation et transformation de la médiation : effets et propositions de réformes

Médiatrice, Daniel Gaddi a fait ses études en droit et en criminologie à l’Université de Milan. Elle détient un doctorat en Droit public et en Philosophie juridique et politique de l’Université Autonome de Barcelone. Elle a obtenu sa formation de médiatrice au Centre de Médiation et de Formation à la Médiation de Paris. Après avoir travaillé comme criminologue à l’Administration pénitentiaire et au Tribunal de Vigilance de Milan, elle s’est investie en médiation sociale  en Italie puis en Espagne. Elle a enseigné dans des universités de divers pays. Elle travaille actuellement dans le domaine de la recherche et de l’enseignement. Elle est l’auteure de publications scientifiques sur la médiation sociale et pénale.

v2_4613-3Louise Otis (Canada) 

La Médiation par les juges: la refondation de la justice

Louise Otis est professeure adjointe à la faculté de droit de l’Université McGill. Louise Otis a été juge à la Cour d’appel du Québec. En 1997, alors qu’elle était Juge à la Cour d’appel, Louise Otis a institué un système de médiation judiciaire qui fait autorité. En 2007, le Secrétaire Général des Nations Unies, M. Kofi Annan, l’a nommée membre d’un groupe de cinq experts ayant pour mission de réviser et de proposer un nouveau système d’administration de la justice interne des Nations Unis incluant la création d’un système de médiation qui est désormais en place au sein de l’Organisation. En 2004, à son initiative, un programme de facilitation pénale a également été mis en place au Québec. En 2016, elle a été nommée Grande Officière de l’Ordre du Québec (G.O.Q) et a reçu la distinction du Prix de la Justice du Québec. En 2015, Louise Otis recevait la distinction honorifique d’officier de l’Ordre du Canada pour sa contribution au développement de l’administration de la justice au Canada et pour avoir instauré des systèmes de médiation judiciaire. En octobre 2015, l’International Academy of Mediators lui décernait le David Plant Award for Excellence in International Dispute Resolution.

Ivo Aertsen (Belgique) fiche-info-conf-ivo-aertsen

L’institutionnalisation de la médiation : contradictio in terminis ou la nécessité d’une théorie de mise en œuvre

Ivo Aertsen est professeur de criminologie à l’Université de Leuven (Belgique), où il est directeur de l’axe de recherche sur «la justice réparatrice et la victimologie». Ses principaux domaines de recherche et d’enseignement sont la victimologie, la pénologie et la justice réparatrice. Ivo Aertsen a été président du Forum européen pour la justice réparatrice (EFRJ) 2000-2004, et a coordonné l’action COST A21 sur la recherche de la justice réparatrice en Europe à partir de 2002-2006. Il a agi comme expert pour les Nations Unies, le Conseil de l’Europe, l’OSCE et l’Union européenne. Il a également été le coordinateur académique du FP7-projet européen «alternative» (2012-2016) sur le développement d’autres conceptions de la justice et de la sécurité grâce à des approches participatives dans les contextes interculturels. Dr. Aertsen agit également en tant que rédacteur en chef de ‘Restorative Justice: An International Journal’. For more information: http://www.kuleuven.be/wieiswie/en/person/00002656

Plénière 4 : réflexion sur l’évolution de la place et la portée de la médiation

Jacques Faget (France) faget

Démocratie, institution, marché: les vents contraires de la médiation

Jacques Faget, Directeur de recherche émérite au CNRS (Centre Emile Durkheim), Professeur à l’institut d’études politiques de Bordeaux et dans diverses universités européennes, est l’auteur de nombreuses publications sur les politiques pénales, la justice restaurative, les politiques d’accès au droit et la médiation.  Ses ouvrages les plus récents sont Médiations. Les ateliers silencieux de la démocratie, Toulouse, Erès, 2015 (2ème édition), Sociologie de la délinquance et de la justice pénale,  Toulouse, Erès, 2013 (3ème édition), Mediation in political conflicts. Counter culture or soft power? Hart Publishing, Oxford, 2011. Expert dans différentes commissions européennes et françaises sur la restorative justice et la médiation, il est aussi directeur de la collection Trajets aux éditions Erès, premier directeur éditorial et animateur de la revue électronique bilingue Champ Pénal/Penal field.

Camila Silva Nicacio (Brésil) fiche-nicacio-c

Entre récupération et mimétisme : les impasses à l’évolution de la médiation

Professeure à la Faculté de Droit de l’Université Fédérale de Minas Gerais (UFMG). Professeure invitée à l’Ecole de Droit de la Sorbonne – Université Paris I (2016-2107). Directrice de la Clinique des droits humains (CdH-UFMG). Ancienne Sous-Secrétaire d’État à l’Éducation des mineurs délinquants, État de Minas Gerais. Doctorat en Anthropologie du droit à l’Université de Paris I, Panthéon-Sorbonne. Master II en Sociologie du droit à l’Université Paris III, Sorbonne-Nouvelle. Auteure du livre Des normes et des liens, Médiation et complexité juridique. 1. ed. Saarbrücken: Presses Académiques Francophones, 2013.

 

Claude Houssemand (Luxembourg)

Approche psycho-sociale de l’évolution et de la portée de la médiation

Claude Houssemand (PhD) est professeur de psychologie cognitive différentielle, directeur de l’Institut LifeLong Learning and Guidance et directeur d’études du Master en Médiation à l’Université du Luxembourg. Depuis la fin des années 90, il a développé les formations universitaires en médiation au Luxembourg (partenariat européen), organisé différents colloques internationaux sur la résolution des conflits et mené différentes recherches sur ce thème (Représentations sociales de la médiation au Luxembourg, Evaluation des effets à long terme de la médiation et Institutionnalisation de la médiation commerciale en Europe). Il est l’auteur d’articles scientifiques dans ce champ de recherche, par exemple, Mediators’ Self-Perception of their Work and Practice: Content and Lexical Analysis. The Qualitative Report (2017) ; Le processus de médiation et son issue à la croisée des dimensions psychologiques et sociales : pistes de recherche. European review of Applied Psychology (in press) ; La médiation vue par la société : L’exemple du Luxembourg. In Penser la médiation (2008) ; La médiation en milieu scolaire. In Gewalt an Luxemburger Schulen. Stand des Forschung (2004).

 

Ce contenu a été mis à jour le 25 juin 2017 à 16 h 33 min.